Chantier exceptionnel en mai 2026 : on se réunit avec bonheur pour trois jours de partage, de rencontres et de festivités pour célébrer les sept années bien remplies de la ferme des Trois Parcelles, à Yèvre-la-Ville (Loiret), ferme paysanne bio agroforestière et gourmande (légumes, fleurs, pâtes, pains au levain et légumineuses), dont l’activité a été lancée par Simon Ronceray en 2019. Durant trois jours, du 8 au 10 mai, se sont retrouvés au Grand Reigneville ou à la meunerie de Rougemont plein d’ami·es, de voisin·es, d’amapien·nes, mais aussi des personnes mues par la curiosité, la découverte, le partage professionnel et l’échange d’expériences. Les quatre AMAP franciliennes ayant un contrat avec les Trois parcelles étaient toutes représentées : les Radis Actifs de Châtillon, Aux p’tits pois et Clamap pour Clamart et celle de Paris Réunion/Père Lachaise.

Triple chantier, repas partagé, maraîchage, meunerie

Vendredi 8 mai, la liste des activités prévues était copieuse. Trois équipes ont été lancées dès le matin : — à l’assaut des pierres affleurant dans un champ de tournesol ; — à l’arrachage plus loin des tiges de rumex avant leur montée à graines ; — ou encore au désherbage puis paillage de plusieurs lignes d’arbustes, fièrement plantées il y a quelques années pour recréer des haies bienvenues pour la biodiversité. On notera que les cailloux récoltés ont un intérêt certain pour renforcer et ensuite damer la zone de décharge à la sortie des serres et près des chambres froides, souvent très boueuse et défoncée par temps pluvieux. Par ailleurs, à propos des rumex, autant leur présence est combattue pour les cultures maraîchères, autant elles intéressent les adeptes de teintures végétales naturelles, pour les nuances obtenues ! À l’heure du déjeuner, les spécialités culinaires rivalisaient d’intérêt, comme toujours, sans parvenir à détrôner les fraises fraîchement cueillies. L’après-midi, en parallèle : poursuite des chantiers, visite guidée des serres et de la pépinière, préparation du marché à la ferme, montage des gradins en palettes pour la soirée ; puis visite de la meunerie, apéro dînatoire et spectacle Héroïnes de la compagnie On t’a vu sur la pointe. De multiples reportages photo et un montage vidéo gardent la mémoire de tous ces événements.

Chantier (suite), oiseaux et sols, manger sous les arbres, agroforesterie, soirée pizza

Samedi 9 mai, certains avaient dormi sur place, de nouvelles forces sont arrivées, le petit déjeuner était bienvenu comme le soleil toujours présent. Le paillage des lignes d’arbustes a repris avec une énergie nouvelle. Deux membres de l’association Loiret Nature Environnement ont entraîné des novices à écouter (et parfois voir) quelques-uns des oiseaux présents sur le territoire de la ferme (plus d’une trentaine) : pinson des arbres, assez rare hypolaïs polyglotte et autres passereaux… Un jeune ingénieur agronome a aussi montré aux visiteurs comment observer les sols. Déjeuner sous les arbres était une pause délicieuse, toujours avec des fraises… Avec courage, une équipe a poursuivi le paillage des arbustes (trois bennes de BRF de peuplier en deux jours, tout de même). Pas loin de là, c’était les explications sur l’agroforesterie in situ, et aussi la compréhension des enjeux agroécologiques au plus près de la vie paysanne. Ces mêmes enjeux transparaissent avec force dans le documentaire Leurs champs du cœur, film de Mickaël Denis-Shi, diffusé en fin de journée dans la salle de Rougemont. Les témoignages très touchants recueillis auprès des paysans et paysannes ont nourri le débat après la projection. [Noter que le documentaire est disponible en ligne sur le site du film]. La fin de la journée s’est terminée en discussions et partages autour d’apéritifs locaux, de pizzas variées cuites au four à bois et de musique.

Musique planante et danse folk

Le dimanche 10 mai, tout était là pour la fête : chill, frites et bal traditionnel. Ce sont les bien nommés Tribardeurs du Castelet, association du coin, « une guiochtée de musards, des bouelles et des gâs, aimant tribarder à la pilvaude, berluter dans tous les cabergniaux des alentours avec leurs p’tits instruments » qui étaient aux manettes, ou plutôt aux doigts et aux rythmes, pour le plaisir de tous et toutes. Il y avait aussi une initiation aux danses traditionnelles, très réjouissante.

Un trio de belles journées, pleines d’énergie, de transmission, de partage. Un grand merci à Simon, aux Trois parcelles et à tous et toutes qui étaient là. Ne vous fiez pas aux photos, soucieuses de respecter le droit à l’image — même si les courses de mini-tracteurs et karts à roulettes près de la grange, superbes, ont été immortalisées, de même que les couvre-chefs, entre autres — mais on était très nombreux. Si vous voulez vous joindre aux prochains chantiers et tenter l’aventure d’un bain dans l’action écologique, prenez date en cochant votre agenda !

Source des images : AMAP Radis Actifs (cc-by-sa-4.0). Merci à Amélie, Aurélia, Carole, Joëlle, Laure, Nicolas et Sébastien pour les reportages.

On fête les 7 ans des Trois parcelles

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